Valchezval, artiste nature,artisanat nature,Belgique

Vous avez dit vannerie sauvage?

Selon les auteurs on parlera de vannerie sauvage, buissonnière, bucolique ou encore vannerie nature.

Personnellement j’aime le terme de sauvage !

Ce qui donne la particularité du sauvage est qu'il est indomesticable et reste entièrement "naturel".

La vannerie sauvage a la particularité d'utiliser la nature environnante locale pour créer et réaliser des objets tant utilitaires que décoratifs. Ces plantes naissent et poussent où bon leur semble, là où la nature leur a offert le meilleur terreau pour leur croissance. Il ne s'agit donc pas de culture ni de calibrage mais de respect de ce qui veut vivre là, à l'endroit qu'il lui est destiné comme le meilleur...

Travailler ces fibres est particulier puisqu'il faut intégrer dans la réalisation ce qu'elles sont réellement, avec leur vécu, leurs contradictions. 

Une fibre sauvage vit, change d'avis, hésite et repart vers une autre direction ou stagne et attend. On le ressent quand nos mains s'y attardent : une torsion, un nœud, un élargissement, une induration… En travaillant les fibres végétales sauvages et en respectant ce qu'elles sont, c'est jouer avec l'imprévu de la matière.

La vannerie sauvage se rattache aux savoirs ancestraux de nos ancêtres, des peuples premiers. Des gestes qui ont été répété par des centaines de générations et qui se sont transmis.

C'est un savoir-faire qui a traversé les temps. Cet art d’entrelacer, de lier, de tresser pour réaliser des structures, des objets existait déjà chez les premiers hommes. Peu besoin d’outils, un éclat de silex soigneusement taillé, une aiguille en os, une pointe de bois brulé et le tour est joué !

 

La vannerie est une discipline qui a la particularité de ne demander aucune énergie, ni clous, ni vis pour faire tenir ensemble des matériaux prélevés directement dans notre environnement proche. Un savoir-faire écologique !

La grande majorité des objets actuellement sont transformé, ont voyagé, on ne sait plus de quoi ils sont faits, ils sont complètement dépersonnalisés. Le fabriquer soi-même à partir d’éléments collectés directement dans la nature apporte une toute autre relation, une autre valeur. Retrouver ce respect à l’objet est, il me semble important pour se désolidariser de la relation tant présente actuellement qui est objet égal déchet.

La vannerie peut paraître dépassée pour certains et pourtant elle peut tout à fait s’intégrer et s'adapter à la demande contemporaine tant artistiquement qu’usuellement.

Fibres végétales sauvages

Les végétaux qui sont utilisés sont ceux qui sont à portée de main, ceux qui sont là, tout autour de nous, localement. La nature est généreuse et regorge de richesse.  

​ Une seule règle de la cueillette : RESPECT

Cette ressource naturelle est précieuse, il est donc évident de ne rien laisser après notre passage pour ne pas "dénaturer "le lieu, ni trop cueillir ou déraciner afin d'assurer la repousse chaque année.

 

Il n'y a pas de règles strictes pour savoir si une fibre est utilisable ou pas, tout dépend de l'usage que l'on en fera.

Je vous invite à consulter et télécharger le tableau relatif aux usages des plantes sauvages.

 

​Selon le lieu où l'on habite et le biotope qui nous entoure, nous allons nous spécialiser dans l'une ou l'autres type de vannerie, ce que nos ancêtres faisaient déjà...

Encore aujourd'hui, les peuples utilisent les plantes et techniques propres au lieu où ils vivent : vannerie en feuilles de bananier, vannerie de bambou, vannerie en coudrier, vannerie de massette...C'est ce qui fait la richesse de la vannerie sauvage.

Les plantes sauvages ont la particularité d'avoir les couleurs chaudes du naturel. Selon la conservation, le moment de la collecte et le lieu de croissance une même fibre végétale aura une teinte différente.

​La saison de la cueillette, la préparation, le stockage et l'utilisation est spécifique à chaque plante. N'hésitez pas à faire un tour sur mon blog pour en savoir plus! Au fil du temps, des années on apprend à prêter attention aux rythmes de la nature à déceler la variation des saisons, leur perturbation…La collecte de notre matière première en dépend !  

 

Nombreuses sont les espèces utilisées : Clématite, houblon, joncs, paille, ronce, lierre, massette, saule, cornouiller, châtaignier, érable, noisetier, tilleul, pin, chèvrefeuille, épicéa, pervenche…

 

Objectifs des ateliers

Redécouvrir ce que les plantes qui nous entourent ont à nous offrir, attiser un autre regard.

 

Reconnaître les différentes essences à utiliser, comment les cueillir, les préparer, les entrelacer, les tisser, les assembler... Nos sens seront en éveil !

 

Se reconnecter à la nature par le toucher, la créativité.

 

​Prendre le temps de se poser de passer un moment de convivialité, d'échanges et de partage, ensemble dans la découverte.

 

​Réapprendre des techniques ancestrales, existantes à travers le monde et depuis des temps, liés aux peuples primitifs.

 

​Redécouvrir ce lien particulier à l’objet fabriqué soi-même avec les éléments directement offert par la nature environnante.

 

Créer avec ses mains du naturel, du local, du biodégradable et du durable. Une évidence ! Une alternative à ce plastique toxique pour tous...

 

Apprendre différentes techniques de vannerie pour, par la suite, devenir autonome et pouvoir explorer individuellement